mercredi 25 septembre 2024

Le Mokuso

 

    

    L'entrainement en Wajutsu commence et termine  toujours par deux actions indispensables qui ne doivent pas être négligées, il s'agit du salut et de Mokuso.

    Par le salut, le pratiquant témoigne de son respect pour la discipline, pour le "Soké" ou Maitre fondateur et les autres Maîtres ou Shi-han.

     Saluer n'est pas une action automatique qui est souvent effectuée de façon expéditive.

     Dans le Salut il y a une attitude correcte, une façon particulière de respirer et une attitude mentale empreinte de respect et concentrée.

    Le Salut doit être en quelque sorte "incarné" !

    Le salut est aussi une action collective ou l'ensemble des pratiquants crée par lui une ambiance favorable à la pratique martiale.

    Il y aurait encore à dire beaucoup pour un acte qui semble pour beaucoup de pratiquant une simple formalité.

    En début d'entrainement un autre rituel revêt lui aussi une grande importance c'est celui du"mokuso".

    Mokuso que l'on appelle aussi "méditation" est un rituel que l'on retrouve dans tous les arts martiaux traditionnel.

    Mokuso se pratique en "Seiza" ou posture assise.

    Au début de l'entrainement  le Senseï prononce le commandement Mokuso, et les élèves se mettent en Seiza.

    Il y a beaucoup à dire sur ce rituel. Retenons simplement que c'est un moment ou le pratiquant  va se recentrer pour se préparer mentalement à un moment uniquement centré sur la pratique dans le Dojo.

    Le commandement "Mokuso Yame" suivit d'un claquement des deux mains viendra  marquer la fin du rituel.

    Et ceci en début et en fin de cours.


mercredi 11 septembre 2024

Eloge de l'activité physique à tous àges !

 


La force musculaire d'une personne normalement constituée diminue d'environ 15% par décennie entre 30 et 80 ans ? 

Personne n'échappe à cette réalité qui veut que, physiologiquement, si la masse musculaire représente 45 % du poids corporel à 30 ans,elle n’en représente plus que 27 % à 70 ans.

Cet affaiblissement musculaire est négligé jusqu'à ce que l'on ait atteint un âge avancé.

La perte de masse musculaire, est une évolution normale de l'organisme, mais jusqu'ici la qualité des aliments consommés quotidiennement suffisait à éviter globalement les carences et à alimenter la synthèse protéique. On s'affaiblissait, certes, mais ce n'était pas une maladie. 

La sarcopénie qui n'est pas une maladie se traduit par :

• La baisse progressive de la capacité de l’organisme à synthétiser suffisamment de protéines.
• La diminution des activités physiques.
• Le dégout pour les protéines d’origine animale sans que celles-ci soient compensées par des protéines végétales.
• Une alimentation acidifiante (manque de fruits et de légumes) : pour s’y opposer, l’organisme puise d’une part dans les sels
de calcium présents dans les os (ce qui rend ceux-ci encore plus fragiles) et de l’autre, dans la glutamine qui, en se liant à eux, permet l’élimination urinaire des ions hydrogène (cela au détriment de la masse musculaire dont cet acide aminé est
l’un des constituants essentiels).
• Toutes les maladies inflammatoires chroniques, rhumatismales, neurodégénératives, myopathies, etc.

La principale conséquence de la sarcopénie est l’atteinte de la puissance musculaire. Une étude (Framingham) a montré que 65% des femmes âgées de plus de 75 ans sont incapables de soulever une charge de 4,5 kg ! 

La force musculaire est ici atteinte de façon plus importante que la masse musculaire. A titre d’exemple, la force des muscles fléchisseurs du genou diminue de 25 à 50 % entre 70 et 90 ans. 

Les muscles des membres inférieurs semblent d'ailleurs plus affectés que ceux des membres supérieurs. Le déclin de la puissance musculaire résultant notamment d'une diminution de la vitesse de contraction et de relâchement des muscles.


Cette perte de force est le seul symptôme de cette pathologie, qui peut toutefois entraîner des problèmes sérieux pour une personne âgée car la faiblesse musculaire expose tout  autant que l’ostéoporose aux chutes et aux fractures.

Une prise en charge de la sarcopénie est donc nécessaire, mais si le problème est pris suffisamment tôt, il est facile d'éviter le pire. Que faire ?

  1. Pratiquer une activité physique régulière : après 65 ans, il est conseillé d’avoir une activité physique quotidienne afin de maintenir sa masse musculaire à un bon niveau. Toutefois, cette activité ne doit pas être menée dans un esprit de compétition, même avec soi-même. Elle doit au contraire intégrer une dimension plaisir. Il est recommandé de marcher soit une demi-heure chaque jour, soit une heure tous les deux jours (les effets de l’effort ne perdurant pas au-delà de 72 heures). En faisant travailler les muscles régulièrement et sans excès, on retrouve une sensation de force et on évite celle de fatigue musculaire.
  2. Avoir un apport protéique suffisant : il est en général très difficile de forcer une personne âgée à manger de la viande régulièrement lorsqu'elle n'en a plus le goût, voire lorsque cela la dégoute. En revanche, il est plus facile de lui proposer, en complément de son alimentation habituelle, de prendre des tablettes de spiruline pour sont fort apport en protéines végétales et de la poudre de baobab pour sa richesse en nutriments.
  3. Privilégier une alimentation alcaline : le régime méditerranéen en est le prototype. Nous avons écrit plusieurs articles sur ce sujet, mais il faut ici en retenir la consommation quotidienne de fruits et de légumes verts et la suppression des sucres raffinés.
  4. Se complémenter pour combler les carences : il existe de très nombreuses substances utiles pour l'entretien des muscles : glutamine, créatine, carnitine, carnosine, taurine... Les clubs de musculation sont friands de ces suppléments, mais s'il fallait tous les consommer, on n'en finirait plus. Les solutions de renutrition parfois proposées aux personnes âgées sous formes de petites bouteilles, de type Renutryl, contiennent souvent deux fois plus de sucres que de protéines, et ne sont donc pas une solution pérenne. 

          La méthode Wajutsu qui est un art martial traditionnel non compétitif, est une des solutions proposée pour lutter contre la sarcopénie.

           On voit de plus en plus de personnes ayant passé la quarantaine attirées par le Wajutsu qui propose ue activité physique permettant d'atténuer les effets du vieillissement et ceci en douceur, sans négliger le travail de relaxation et la découverte du "ki" (énergie interne).

 

dimanche 8 septembre 2024

Deux nouvelles ceintures noires au Jujutsu Club d'Aucamville

 

    Le club de Wajutsu d'Aucamville compte aujourd'hui deux ceintures noires supplémentaires.

    Messieurs Perrin et Birouste à l'issue d'un travail acharné et régulier se sont vus décerner le titre de ceinture noire premier stade des valeurs de l'Académie Européenne de Jujutsu Traditionnel.

    Monsieur Louis Pascual okuden shihan (Maître) a remis au nom de Maître Jacques Jean Quero Soké (Maître fondateur) de la méthode Wajutsu, le diplôme correspondant à leur titre.

   

Reprise des entrainements pour le club de WAJUTSU d'Aucamville !

                                Jujutsu Méthode Wa-jutsu à Aucamville (82)

 

 Les cours ont repris le 3 Septembre 2024.

 

Les mardis : 18h.15. - 19h.15. pour les enfants de moins de 13 ans. Et de 19h. 15 à 21h. pour les adultes de plus de treize ans.

Les jeudis : 19h. - 20h.30. pour les adultes.


Le Jujutsu traditionnel de la méthode WAJUTSU, propose un programme technique adapté pour enfants, femmes et hommes, pour les plus jeunes comme pour les personnes séniors ou vétérans.

Dès votre inscription, les encadrants seront à même de vous proposer un programme adapté.

Au départ, l'élève va découvrir un art martial ou l'aspect self-défense (saisies, pied poing, combat au sol, clefs, étranglements, avec ou sans armes...) n'est pas négligé. 

Puis, au fur et à mesure de sa progression, il découvrira lui même un art martial doublé d'un art de vivre. 

Avec un travail technique (katas des 4 éléments), doublé d'un travail respiratoire et de relaxation, vous découvrirez grâce à WAJUTSU  des principes issus des "budos" traditionnels. 

Ainsi, vous pourrez aborder une discipline de santé du corps et de l'esprit, et une prise de conscience progressive du KI, par son aspect interne.

La rencontre entre la maxime de Montaigne : "Un esprit sain dans un corps sain" et les arts martiaux  de santé issus du Japon aura ainsi lieu.

Les entrainements sont effectués sous la responsabilité technique de : 

Maître Louis Pascual, Okuden Shihan de  l'Académie Européenne de Jujutsu traditionnel, dont le Soké fondateur est Maître Jacques Jean Quero.

Il est assisté de Madame Joselyne Bousquet,   de Monsieur  Grégory Gayraud et de monsieur Jérémy Mousson  tout trois Okuden Shihan  de l'AEJT.


N'hésitez pas à venir essayer gratuitement !

 


 



mercredi 23 novembre 2022

Le principe WA (2)

 

 

 


 La Méthode "Wa-Jutsu" est à but non compétitif, son aspect Self-défense reste secondaire et la principale différence avec les divers "Sports de Combat" pratiqué actuellement en Occident peut être résumée par l'élévation d'une simple technique à un "Principe de Vie".

La méthode Wa-Jutsu, vue sous cet angle, représente une voie éducative de la non-violence, de l'accord, de l'harmonie et de la paix.

Cette devise s'explique de la façon suivante : "le principe du maximum d'efficacité" lorsqu'il est appliqué à l'élévation ou à la perfection de l'esprit et du corps dans la science de la défense et de la contre-attaque au "dojo", demande en premier ordre et harmonie entre tous les membres d'une collectivité et ceci peut être atteint par l'entraide et les concessions mutuelles menant à la prospérité et aux bienfaits mutuels. Le but final est donc d'imprégner dans l'âme de l’Être Humain un esprit de respect pour les principe du maximum d'efficacité de l'utilisation de l'esprit et du corps, d'entraide et de prospérité mutuelle, le menant ainsi à les pratiquer.
La Méthode "Wa-Jutsu" comprend donc un principe de vie sociale, nationale et internationale. Ce principe est expliqué par les mots "prospérité mutuelle".

vendredi 18 novembre 2022

Wa Jutsu : Un priincipe fondamental : WA !

 

 

 


"Wa" doit être la première motivation pour le véritable pratiquant qui progresse sur la Voie. Entraîner le corps et cultiver l'esprit à travers la pratique régulière afin de comprendre et de maîtriser les principes "Ju" – (maximum d'efficacité de l'utilisation de l'esprit et du corps pour la perfection de soi-même et "Ai" (harmonie, coordination) pour vivre le principe fondamental "Wa" (accord et paix) doit rester le principal objectif d'un pratiquant de notre méthode.

L'idéogramme "Wa" représente donc une finalité à atteindre c'est-à-dire la perfection que bien entendu le pratiquant sincère ne peut espérer qu'en harmonisant  sa condition triadique (actes) – (émotions – sentiments) – (mental) avec les lois universelles.

Aujourd'hui il existe de nombreuses méthodes qui ont toutes leurs valeurs, chacune ayant opté pour une orientation spécifique : Compétition sportive, self-défense... Notre méthode se positionne clairement dans l'optique d'une pratique évolutive, transformant progressivement "l'Homme guerrier" en "Homme sage" épanouis et rayonnant sur son entourage et transformant l'"art de guerre" en "ART de VIVRE".



mercredi 16 novembre 2022

WA-Jutsu : Le bushido 6/7

 

Le Code d'honneur et de Morale traditionnelle des Arts Martiaux au japon est le BUSHIDO (voie du Samouraï ou Chevalier).

L’influence en est si forte qu'elle s'est imposée au peuple entier.

Comme tous les Arts Martiaux d'origine japonaise, le JU-JUTSU est donc imprégné de BUSHIDO et inconcevable sans lui.

C'est pourquoi chaque ceinture noire engagée dans la voie du JU-JUTSU l'est aussi dans celle du BUSHIDO. Il doit donc étudier, pratiquer et vivre Le BUSHIDO en même temps que le JU-JUTSU car ils sont inséparables.

En Europe, les chevaliers du Moyen-Âge, dans l'Inde les Kshattryas, avaient les mêmes codes d'honneur que les Samouraïs japonais. Ce qu'il y a de plus humain dans nos civilisations mécanistes est une survivance des principes chevaleresques.

Les titres de "gentleman" ou de "gentilhomme" sont encore de nos jours donnés à ceux qui vivent selon les règles non écrites de l'antique chevalerie.

Le BUSHIDO des Samouraïs est toujours vivant et actuel au japon. Sa vitalité éveille en nous l'écho profond de notre ancienne culture chevaleresque. La pratique du BUSHIDO ne nous est donc pas étrangère. jointe à celle des Arts Martiaux, elle reprend seulement une actualité civilisatrice.

Résumé et traduit en deux mots, le BUSHIDO est la "noblesse d‘âme" mais "Noblesse oblige" - vieille maxime française - signifie que chaque ceinture noire doit se discipliner, pour qu'en dépit des impulsions et passions, cette noblesse d’âme guide son comportement dans le dojo, dans les combats et dans la vie.