mercredi 25 septembre 2024

Le Mokuso

 

    

    L'entrainement en Wajutsu commence et termine  toujours par deux actions indispensables qui ne doivent pas être négligées, il s'agit du salut et de Mokuso.

    Par le salut, le pratiquant témoigne de son respect pour la discipline, pour le "Soké" ou Maitre fondateur et les autres Maîtres ou Shi-han.

     Saluer n'est pas une action automatique qui est souvent effectuée de façon expéditive.

     Dans le Salut il y a une attitude correcte, une façon particulière de respirer et une attitude mentale empreinte de respect et concentrée.

    Le Salut doit être en quelque sorte "incarné" !

    Le salut est aussi une action collective ou l'ensemble des pratiquants crée par lui une ambiance favorable à la pratique martiale.

    Il y aurait encore à dire beaucoup pour un acte qui semble pour beaucoup de pratiquant une simple formalité.

    En début d'entrainement un autre rituel revêt lui aussi une grande importance c'est celui du"mokuso".

    Mokuso que l'on appelle aussi "méditation" est un rituel que l'on retrouve dans tous les arts martiaux traditionnel.

    Mokuso se pratique en "Seiza" ou posture assise.

    Au début de l'entrainement  le Senseï prononce le commandement Mokuso, et les élèves se mettent en Seiza.

    Il y a beaucoup à dire sur ce rituel. Retenons simplement que c'est un moment ou le pratiquant  va se recentrer pour se préparer mentalement à un moment uniquement centré sur la pratique dans le Dojo.

    Le commandement "Mokuso Yame" suivit d'un claquement des deux mains viendra  marquer la fin du rituel.

    Et ceci en début et en fin de cours.


mercredi 11 septembre 2024

Eloge de l'activité physique à tous àges !

 


La force musculaire d'une personne normalement constituée diminue d'environ 15% par décennie entre 30 et 80 ans ? 

Personne n'échappe à cette réalité qui veut que, physiologiquement, si la masse musculaire représente 45 % du poids corporel à 30 ans,elle n’en représente plus que 27 % à 70 ans.

Cet affaiblissement musculaire est négligé jusqu'à ce que l'on ait atteint un âge avancé.

La perte de masse musculaire, est une évolution normale de l'organisme, mais jusqu'ici la qualité des aliments consommés quotidiennement suffisait à éviter globalement les carences et à alimenter la synthèse protéique. On s'affaiblissait, certes, mais ce n'était pas une maladie. 

La sarcopénie qui n'est pas une maladie se traduit par :

• La baisse progressive de la capacité de l’organisme à synthétiser suffisamment de protéines.
• La diminution des activités physiques.
• Le dégout pour les protéines d’origine animale sans que celles-ci soient compensées par des protéines végétales.
• Une alimentation acidifiante (manque de fruits et de légumes) : pour s’y opposer, l’organisme puise d’une part dans les sels
de calcium présents dans les os (ce qui rend ceux-ci encore plus fragiles) et de l’autre, dans la glutamine qui, en se liant à eux, permet l’élimination urinaire des ions hydrogène (cela au détriment de la masse musculaire dont cet acide aminé est
l’un des constituants essentiels).
• Toutes les maladies inflammatoires chroniques, rhumatismales, neurodégénératives, myopathies, etc.

La principale conséquence de la sarcopénie est l’atteinte de la puissance musculaire. Une étude (Framingham) a montré que 65% des femmes âgées de plus de 75 ans sont incapables de soulever une charge de 4,5 kg ! 

La force musculaire est ici atteinte de façon plus importante que la masse musculaire. A titre d’exemple, la force des muscles fléchisseurs du genou diminue de 25 à 50 % entre 70 et 90 ans. 

Les muscles des membres inférieurs semblent d'ailleurs plus affectés que ceux des membres supérieurs. Le déclin de la puissance musculaire résultant notamment d'une diminution de la vitesse de contraction et de relâchement des muscles.


Cette perte de force est le seul symptôme de cette pathologie, qui peut toutefois entraîner des problèmes sérieux pour une personne âgée car la faiblesse musculaire expose tout  autant que l’ostéoporose aux chutes et aux fractures.

Une prise en charge de la sarcopénie est donc nécessaire, mais si le problème est pris suffisamment tôt, il est facile d'éviter le pire. Que faire ?

  1. Pratiquer une activité physique régulière : après 65 ans, il est conseillé d’avoir une activité physique quotidienne afin de maintenir sa masse musculaire à un bon niveau. Toutefois, cette activité ne doit pas être menée dans un esprit de compétition, même avec soi-même. Elle doit au contraire intégrer une dimension plaisir. Il est recommandé de marcher soit une demi-heure chaque jour, soit une heure tous les deux jours (les effets de l’effort ne perdurant pas au-delà de 72 heures). En faisant travailler les muscles régulièrement et sans excès, on retrouve une sensation de force et on évite celle de fatigue musculaire.
  2. Avoir un apport protéique suffisant : il est en général très difficile de forcer une personne âgée à manger de la viande régulièrement lorsqu'elle n'en a plus le goût, voire lorsque cela la dégoute. En revanche, il est plus facile de lui proposer, en complément de son alimentation habituelle, de prendre des tablettes de spiruline pour sont fort apport en protéines végétales et de la poudre de baobab pour sa richesse en nutriments.
  3. Privilégier une alimentation alcaline : le régime méditerranéen en est le prototype. Nous avons écrit plusieurs articles sur ce sujet, mais il faut ici en retenir la consommation quotidienne de fruits et de légumes verts et la suppression des sucres raffinés.
  4. Se complémenter pour combler les carences : il existe de très nombreuses substances utiles pour l'entretien des muscles : glutamine, créatine, carnitine, carnosine, taurine... Les clubs de musculation sont friands de ces suppléments, mais s'il fallait tous les consommer, on n'en finirait plus. Les solutions de renutrition parfois proposées aux personnes âgées sous formes de petites bouteilles, de type Renutryl, contiennent souvent deux fois plus de sucres que de protéines, et ne sont donc pas une solution pérenne. 

          La méthode Wajutsu qui est un art martial traditionnel non compétitif, est une des solutions proposée pour lutter contre la sarcopénie.

           On voit de plus en plus de personnes ayant passé la quarantaine attirées par le Wajutsu qui propose ue activité physique permettant d'atténuer les effets du vieillissement et ceci en douceur, sans négliger le travail de relaxation et la découverte du "ki" (énergie interne).

 

dimanche 8 septembre 2024

Deux nouvelles ceintures noires au Jujutsu Club d'Aucamville

 

    Le club de Wajutsu d'Aucamville compte aujourd'hui deux ceintures noires supplémentaires.

    Messieurs Perrin et Birouste à l'issue d'un travail acharné et régulier se sont vus décerner le titre de ceinture noire premier stade des valeurs de l'Académie Européenne de Jujutsu Traditionnel.

    Monsieur Louis Pascual okuden shihan (Maître) a remis au nom de Maître Jacques Jean Quero Soké (Maître fondateur) de la méthode Wajutsu, le diplôme correspondant à leur titre.

   

Reprise des entrainements pour le club de WAJUTSU d'Aucamville !

                                Jujutsu Méthode Wa-jutsu à Aucamville (82)

 

 Les cours ont repris le 3 Septembre 2024.

 

Les mardis : 18h.15. - 19h.15. pour les enfants de moins de 13 ans. Et de 19h. 15 à 21h. pour les adultes de plus de treize ans.

Les jeudis : 19h. - 20h.30. pour les adultes.


Le Jujutsu traditionnel de la méthode WAJUTSU, propose un programme technique adapté pour enfants, femmes et hommes, pour les plus jeunes comme pour les personnes séniors ou vétérans.

Dès votre inscription, les encadrants seront à même de vous proposer un programme adapté.

Au départ, l'élève va découvrir un art martial ou l'aspect self-défense (saisies, pied poing, combat au sol, clefs, étranglements, avec ou sans armes...) n'est pas négligé. 

Puis, au fur et à mesure de sa progression, il découvrira lui même un art martial doublé d'un art de vivre. 

Avec un travail technique (katas des 4 éléments), doublé d'un travail respiratoire et de relaxation, vous découvrirez grâce à WAJUTSU  des principes issus des "budos" traditionnels. 

Ainsi, vous pourrez aborder une discipline de santé du corps et de l'esprit, et une prise de conscience progressive du KI, par son aspect interne.

La rencontre entre la maxime de Montaigne : "Un esprit sain dans un corps sain" et les arts martiaux  de santé issus du Japon aura ainsi lieu.

Les entrainements sont effectués sous la responsabilité technique de : 

Maître Louis Pascual, Okuden Shihan de  l'Académie Européenne de Jujutsu traditionnel, dont le Soké fondateur est Maître Jacques Jean Quero.

Il est assisté de Madame Joselyne Bousquet,   de Monsieur  Grégory Gayraud et de monsieur Jérémy Mousson  tout trois Okuden Shihan  de l'AEJT.


N'hésitez pas à venir essayer gratuitement !

 


 



mercredi 23 novembre 2022

Le principe WA (2)

 

 

 


 La Méthode "Wa-Jutsu" est à but non compétitif, son aspect Self-défense reste secondaire et la principale différence avec les divers "Sports de Combat" pratiqué actuellement en Occident peut être résumée par l'élévation d'une simple technique à un "Principe de Vie".

La méthode Wa-Jutsu, vue sous cet angle, représente une voie éducative de la non-violence, de l'accord, de l'harmonie et de la paix.

Cette devise s'explique de la façon suivante : "le principe du maximum d'efficacité" lorsqu'il est appliqué à l'élévation ou à la perfection de l'esprit et du corps dans la science de la défense et de la contre-attaque au "dojo", demande en premier ordre et harmonie entre tous les membres d'une collectivité et ceci peut être atteint par l'entraide et les concessions mutuelles menant à la prospérité et aux bienfaits mutuels. Le but final est donc d'imprégner dans l'âme de l’Être Humain un esprit de respect pour les principe du maximum d'efficacité de l'utilisation de l'esprit et du corps, d'entraide et de prospérité mutuelle, le menant ainsi à les pratiquer.
La Méthode "Wa-Jutsu" comprend donc un principe de vie sociale, nationale et internationale. Ce principe est expliqué par les mots "prospérité mutuelle".

vendredi 18 novembre 2022

Wa Jutsu : Un priincipe fondamental : WA !

 

 

 


"Wa" doit être la première motivation pour le véritable pratiquant qui progresse sur la Voie. Entraîner le corps et cultiver l'esprit à travers la pratique régulière afin de comprendre et de maîtriser les principes "Ju" – (maximum d'efficacité de l'utilisation de l'esprit et du corps pour la perfection de soi-même et "Ai" (harmonie, coordination) pour vivre le principe fondamental "Wa" (accord et paix) doit rester le principal objectif d'un pratiquant de notre méthode.

L'idéogramme "Wa" représente donc une finalité à atteindre c'est-à-dire la perfection que bien entendu le pratiquant sincère ne peut espérer qu'en harmonisant  sa condition triadique (actes) – (émotions – sentiments) – (mental) avec les lois universelles.

Aujourd'hui il existe de nombreuses méthodes qui ont toutes leurs valeurs, chacune ayant opté pour une orientation spécifique : Compétition sportive, self-défense... Notre méthode se positionne clairement dans l'optique d'une pratique évolutive, transformant progressivement "l'Homme guerrier" en "Homme sage" épanouis et rayonnant sur son entourage et transformant l'"art de guerre" en "ART de VIVRE".



mercredi 16 novembre 2022

WA-Jutsu : Le bushido 6/7

 

Le Code d'honneur et de Morale traditionnelle des Arts Martiaux au japon est le BUSHIDO (voie du Samouraï ou Chevalier).

L’influence en est si forte qu'elle s'est imposée au peuple entier.

Comme tous les Arts Martiaux d'origine japonaise, le JU-JUTSU est donc imprégné de BUSHIDO et inconcevable sans lui.

C'est pourquoi chaque ceinture noire engagée dans la voie du JU-JUTSU l'est aussi dans celle du BUSHIDO. Il doit donc étudier, pratiquer et vivre Le BUSHIDO en même temps que le JU-JUTSU car ils sont inséparables.

En Europe, les chevaliers du Moyen-Âge, dans l'Inde les Kshattryas, avaient les mêmes codes d'honneur que les Samouraïs japonais. Ce qu'il y a de plus humain dans nos civilisations mécanistes est une survivance des principes chevaleresques.

Les titres de "gentleman" ou de "gentilhomme" sont encore de nos jours donnés à ceux qui vivent selon les règles non écrites de l'antique chevalerie.

Le BUSHIDO des Samouraïs est toujours vivant et actuel au japon. Sa vitalité éveille en nous l'écho profond de notre ancienne culture chevaleresque. La pratique du BUSHIDO ne nous est donc pas étrangère. jointe à celle des Arts Martiaux, elle reprend seulement une actualité civilisatrice.

Résumé et traduit en deux mots, le BUSHIDO est la "noblesse d‘âme" mais "Noblesse oblige" - vieille maxime française - signifie que chaque ceinture noire doit se discipliner, pour qu'en dépit des impulsions et passions, cette noblesse d’âme guide son comportement dans le dojo, dans les combats et dans la vie.

dimanche 11 septembre 2022

WAJUTSU et self défense 4/7

 

 

 La méthode Wajutsu enseigne une grande variété de techniques de self-défense.Nous nous appuyons sur un premier principe qui veut que l’entraînement porte sur une réponse à une attaque. C'est ici que le terme défense prend donc toute sa valeur.

Jamais le pratiquant n'est incité à agresser l'autre. 

Bien évidemment, le travail d'apprentissage se déroulant avec un Uké ( celui qui attaque et subit la défense ) et un Tori ( celui qui se défend avec une technique appropriée), tout deux apprendront les bases d'attaques en saisies, coups frappés, attaques avec armes etc... de façon a ce que l'attaque soit techniquement juste.

Point important, les techniques devront être exécutées de façon sincère, car il s'agit bien de préparer l'élève à répondre efficacement à une éventuelle agression.

L'élève apprendra au départ des défenses des saisies diverses, puis contre des coups frappés pieds et poings (Ate Wasa ), contre des armes ( Tanto : couteau ou tambo : bâton ).

Les ripostes se feront par coups frappés et apprentissage des points vulnérables du corps humain, mais aussi par des enchaînements de clefs  ou d'étranglements.

Bref, un programme ou chacune et chacun trouvera son compte.

 

mercredi 17 août 2022

WAJUTSU et self-défense 3/7

 En guise d'introduction, il convient de rappeler que notre époque est soumise à une dynamique contradictoire dans les arts martiaux.

D'une part, quelques Maîtres de Budo, tentent de préserver les traditions, souvent sujets à de vives critiques et qui tentent de préserver les valeurs éducatrices de leur discipline.

D'autre part, des sports de combats se coupant de leur racines traditionnelle, ou l'aspect mercantile a pris le dessus. Le Dojo à fait place à l'arène, le combattant bodybuildé au crâne rasé est transformé en machine à détruire. Ici, l'exaltation de la force brute et des égos domine.

Les conséquences sont désastreuses et causent des confusions dans les têtes.

Les films ou sont montrés des combats, montrent des techniques relevant de la chorégraphie avec des individus qui se donnent une multitude de coups, d'étranglements, de clefs sans le moindre dégât physique.

La réalité est toute autre. On sait d'abord qu'il suffit d'un coup, un seul porté pour que la vie d'une personne bascule soit dans le handicap, soit dans un traumatisme à vie, soit dans l'autre monde.

De plus, la violence est encadrée par une législation, qui est l'article 122-5 du code pénal avec in fine et  un passage devant le juge.

Enfin, aucune discipline ne garanti une sécurité à 100% en cas de combat dans la rue.

Toutes ces précautions étant prises qu'en est il de la self-défense en WA-Jutsu ?

La self-défense dans notre méthode vise a créer un état d'esprit qui permettra de se tirer de la meilleure façon de situations scabreuses, si elles de présentent.

Au risque de décevoir beaucoup d'entre vous, je dirais que le meilleur réflexe c'est d'éviter autant que faire se peut le combat. Les traditions n'en disent pas mieux.

Mais attention ! Éviter le combat  cela s'apprend, cela requière une pratique que l'on appelle apprentissage de la self-défense, qui est une école d'éducation du corps et du mental.

Mais cela nous le verrons prochainement !







    

samedi 16 juillet 2022

WAJUTSU une tradition vivante 2/7

 

 


 Avant de détailler les différentes parties qui sont proposées à l’étudiant en WAJUTSU, il convient d’en définir l’esprit.

Tout d’abord il faut faire la distinction entre ce que sont les SPORTS MARTIAUX et les ARTS MARTIAUX.

WAJUTSU signifie : ART de L’ACCORD et de LA PAIX.

Cette recherche fait que l’on va pratiquer selon des principes des BUDOS Japonais ou voie du guerrier qui furent établis au JAPON, prenant le relais historique des BUJUTSU ou techniques de guerre .

La technique martiale devient alors une technique qui va permettre de transformer «  le guerrier (ou la guerrière ) en Homme (ou Femme ) sage « 

La voie vers la sagesse est donc un cheminement.

Aller vers la sagesse c’est aussi prendre de la distance avec des idées illusoires.

L’illusion que la compétition, la rivalité seraient des valeurs constructives.

L’illusion que la force est une solution pour résoudre les problèmes humains et que le reste n’est que faiblesse.

Prendre conscience que l’exacerbation de l’affrontement, le culte du corps est une impasse.

Les BUDOs sont une véritable culture, un art de vivre, un moyen d’évolution humaine individuelle et collective.

WAJUTSU en fait partie !

« Lorsqu'une école cherche avant tout à se garantir une clientèle en affichant les trophées gagnés en tournois, elle trompe l'élève quant à la réalité de la Voie du Guerrier ».

Miyamoto Musashi (1584-1645) dans « Traité des Cinq Roues, Livre du Vent »


vendredi 8 juillet 2022

Wajutsu ! Une tradition vivante ! 1/7

 


 

Tout au long de l'été, alors que toutes et tous tentent de profiter de repos bien mérité, nous allons essayer de vous donner quelques points sur la pratique de Wajutsu dans notre village.

L'enseignement de WAJUTSU est aujourd'hui dispensé par des hauts gradés de l'académie européenne de jujutsu traditionnel dont le Soké (Maître fondateur) est Jaques Jean Quero.

Cette école privée d'arts martiaux ne délivre pas de grades ou Dan comme dans les fédérations sportives officielles.

Il faut au minimum avoir été sur décision du Soké posséder le titre de Renshi ou ceinture violette pour pouvoir être autoriser à dispenser l'enseignement traditionnel de WAJUTSU.

Petit à petit, les Renshis, à force de travail, de fidélité à l'école sont nommés Maîtres ou Okuden Shi an.

Jusqu'au titre de RENSHI (ceinture violette ), l'élève a acquis l'ensemble des techniques ou WASA de l'école pendant un minimum de 18 années de pratique, qu'il est capable de réaliser de façon certes efficace, mais toujours selon le principe OMOTE, c'est à dire par imitation à son Maître.

Lorsqu'il devient OKUDEN-SHI AN, le nouveau Maître est en capacité de bénéficier des techniques secrètes de l'école, en relation directe cette fois avec son Maître.

Le canton de Verdun-Grisolles- Aucamville à la chance de compter sur l'enseignement de Maître Louis Pascual pour le club d'Aucamville et de Maître Nicolas Gouze pour le club de Mas Grenier, ainsi que de trois ceintures violettes (Renshi) Grégory Gayraud et Joselyne Bousquet pour Aucamville et Mélanie Pascual pour Mas Grenier.

Ceci pour définir déjà que WAJUTSU est un ART MARTIAL de défense qui se veut perpétuer la tradition des BUDOS Japonais.

Prochainement nous aborderons avec vous le CONTENU.

En attendant a toutes et à tous je citerais la maxime de Maître Jigoro Kano :

JITA KYOHEI ; Entraide et prospérité mutuelle




mardi 28 décembre 2021

petit article de David Servan-Shreiber

 


 

 

Le visage de Patricia s’éclaire d’un grand sourire : elle vient de sentir une résistance – comme des aimants qui se repoussent – entre ses mains distantes d’une dizaine de centimètres. « C’est le chi. Une fois que vous le sentez, c’est tout à fait évident ! » lance notre instructeur de tai-chi. Je les regarde, à la fois fasciné et un peu déçu de ne rien sentir, moi, comme si j’étais exclu de leur jeu. Andrée aussi est une adepte du tai-chi, depuis vingt-cinq ans. « J’ai débuté très tard, à 50 ans. J’étais chimiste, et tout ça me paraissait un peu trop irrationnel », explique-t-elle comme pour s’excuser.
J’observe avec admiration sa démarche légère, sa force posée et la souplesse de ses mouvements. Quelque chose de simple et de rayonnant émane d’elle, une beauté qui a traversé ses 75 années. Elle tourne le haut de son corps de droite à gauche, ses mains placées à l’horizontale se déplacent lentement devant elle à la hauteur des hanches, comme si elles flottaient à la surface de l’eau. « Laissez-les glisser sur la ceinture de chi qui vous entoure. Ne faites aucun effort », encourage le maître. Je l’imite comme je peux : mes gestes sont hésitants et gauches. Peut-être simplement parce que je ne la sens pas, moi, cette ceinture de chi ?

Sylvain, 45 ans, dirige une société de communication. Il pratique le tai-chi depuis plusieurs années. « J’en tire une paix incroyable, me dit-il. Lorsque je prends conscience de cette énergie en moi, tangible, présente – énergie que chacun possède en lui –, je me sens littéralement connecté avec le reste du monde. » En observant Patricia, Andrée, Sylvain, je m’interroge sur le sens à donner à ces expériences étrangères à notre mode de pensée… Si cette extraordinaire énergie existe, pourquoi tant d’individus passent-ils à côté sans jamais l’avoir même expérimentée ? En Asie, l’idée de chi fait partie de la vie quotidienne. Au Japon, on ne dit pas : « Faites attention », mais : « Dirigez votre chi vers l’extérieur ». En Chine, à Taïwan, à Hongkong, chaque matin, les parcs publics s’animent de ces mouvements lents et majestueux, effectués par quelques millions d’êtres humains connectés à leur chi. Illusion de masse ? Hystérie collective (et millénaire) qui toucherait maintenant certains esprits occidentaux ?

La force de l’esprit

Aux Etats-Unis et en Australie, des études ont confirmé les bienfaits du tai-chi sur la santé. Une heure de pratique aurait un effet comparable à une heure de marche soutenue dans la campagne. Deux séances par semaine pendant plusieurs mois contribueraient à faire durer cet effet entre les séances. Les participants aux programmes – pour beaucoup sédentaires et en manque d’exercice – ont noté une amélioration de très nette de leur bien-être physique. Et moins ils faisaient d’exercice avant de commencer, plus les effets du programme ont été importants ! (1)
Pratiqué au ralenti et en extérieur, un art martial peut mettre en forme, certes ; rendre de bonne humeur, pourquoi pas. Mais que penser de ce chi, de cette « force » évoquant La Guerre des étoiles ? De cette énergie scientifiquement indétectable, que notre cerveau et nos mains peuvent pourtant apprendre à ressentir ? Une expérience étonnante a été réalisée aux Etats-Unis dans le laboratoire du docteur Yue, à la Cleveland Clinic : trois mois durant, les participants ont été entraînés à développer dans leur imagination, quinze minutes par jour, la force de l’un de leurs petits doigts, sans aucune contraction musculaire, juste avec la force de la pensée : ils imaginaient que leur auriculaire poussait latéralement un objet lourd. A la fin de l’expérience, la force objective de leur doigt avait augmenté de 35 % ! Un effet tout à fait physique… obtenu par pure concentration mentale (2).

Cet exercice ressemble exactement aux instructions que recevaient Patricia de son maître de tai-chi pour apprendre à canaliser son énergie. Les Japonais n’entendent pas la différence entre un "l" et un "r" prononcés dans une langue occidentale. Pourtant, s’ils exercent leur écoute à partir de mots répétés un certain nombre de fois avec une articulation très claire, ils peuvent apprendre en quelques semaines à distinguer ces deux lettres aussi facilement que nous (3) Lorsque l’on sait cela, pourquoi ne pourrions-nous pas, nous, apprendre à saisir le chi ?…
1- F. Li et al., “Tai Chi as a means to enhance self-esteem: A randomized controlled trial”, in Journal of Applied Gerontology, 2002, vol. 21 (1), p. 70-89. P. Jin, “Efficacy of Tai Chi, brisk walking, meditation, and reading in reducing mental and emotional stress”, in Journal of Psychosomatic Research, 1992, vol. 36 (4), p. 361-370.
2- V.K. Ranganathan et al., “From mental power to muscle power-gaining strength by using the mind”, in Neuropsychologia, 2004, vol. 944, p. 944-956.
3- J.L. McClelland, J.A. Fiez et B.D. McCandliss, “Teaching the /r/-/l/ discrimination to Japanese adults: Behavioral and neural aspects”, in Physiology & Behavior, 2002, vol. 77 (4-5), p. 657-662.

David Servan-Schreiber
Professeur de psychiatrie clinique, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Il est l’auteur de Guérir (Pocket 2005) et Anticancer (Robert Laffont (2007)

 

mardi 7 décembre 2021

Le Kagami-Biraki des clubs de Mas Grenier et d'Aucamville aura lieu le 14 Décembre 2021.

Attention : En raison des contraintes sanitaires, cette cérémonie se déroulera en présence uniquement des pratiquants et de leurs famille proche. Les règles sanitaires ont été diffusées aux adhérents.

Le passe sanitaire sera demandé ! 

 

"Kagami-Biraki" : littéralement, briser le miroir. Il s'agit de la fête annuelle du Dojo, généralement avec l'arrivée de la nouvelle année. C'est en quelque sorte "faire le point" sur l'année écoulée et inaugurer celle qui vient. Historiquement, c'est à partir du 13 décembre qu'on se prépare pour le nouvel an. Cela consiste à nettoyer le Dojo, à effectuer quelques réparations, à ouvrir les fenêtres pour aérer le lieu.
Le "Kagami-Biraki" ou "Kagami-Biraki-Shiki" était l'une des principales cérémonies durant les fêtes du nouvel an du Japon ancien. Dans les temps féodaux, chaque famille de samouraï offrait le "Kagami-Mochi" (gâteau de riz en forme de miroir rond) à chaque armure appartenant au chef de famille ou à ses fils, et priait pour leur succès dans les combats. Quelques jours après, ils coupaient ces gâteaux en morceaux et les préparaient pour le "Shiruko" (soupe de haricots rouges), le "Zôni" (soupe bouillie avec des légumes)... puis la famille et les invités les mangeaient ensemble.
Après le déclin de la classe militaire, cette coutume est tombée en désuétute, mais dans quelques "ryu" (écoles), elle est encore pratiquée. Certaines modifications ont été apportées pour s'adapter aux temps présents. Jigoro Kano, fondateur du Judo, avait repris cette tradition dès 1884 dans son Kodokan ("Etude pour l'étude de la voie" ou "Institut du grand principe"), première école de Judo créée en 1882.
En JuJitsu Traditionnel, on peut inviter amis, familles, ou pratiquants d'autres Dojo. Traditionnellement, la cérémonie des voeux commence par le discours d'ouverture du président de cérémonie. Puis vient la démonstration du 1er Kata. Le "Kagami-Biraki" se poursuit ensuite par le dernier mode d'entraînement de l'année. Il marque la fin de l'année écoulée où chacun a tiré profit du travail effectué, et assure ainsi sur des bases solides, la liaison avec la nouvelle année. Le "Kagami-Biraki" s'accompagne également très souvent d'une cérémonie de promotion pour les enfants et les adultes. Les échanges de voeux entre les membres représentatifs, les familles des pratiquants et les pratiquants eux mêmes sont généralement suivis d'une remise de présents des élèves à leurs professeurs.
Après le discours de clôture, toutes les personnes présentes se retrouvent pour partager le verre de l'amitié.


vendredi 12 novembre 2021

Des multiples raisons de venir pratiquer WAJUTSU !

 


Le club  de WAJUTSU d'AUCAMVILLE 82, accueille les pratiquants deux fois par semaine.

Revenons sur ce que propose ce club présent dans le village depuis bientôt 20 ans offre.

Des TARIFS AVANTAGEUX : Nos tarifs d'inscription et de cotisation annuelle sont incomparables.

Possibilité d'effectuer COURS D'ESSAIS : Ce qui permet de voir si la discipline convient et pour l'encadrant de prendre contact.

Pas de COMPÉTITIONS : WAJUTSU est un ART MARTIAL et non un SPORT DE COMBAT. Aussi, toute compétition est bannie. nous priorisons  une conception éducative basée sur la non-violence, la coopération. 

    Ici : « un seul adversaire à vaincre est soi même » selon la philosophie des grands fondateurs comme JIGORO KANO, UESHIBA, FUNAKOSHI  ou OKUYAMA, respectivement initiateurs du JUDO, de l'AÏKIDO, du KARATE ou de l'HAKKO RYU JUJUTSU.

Aucune obligation non plus pour les familles de se mobiliser, ou de bloquer un week end pour la compétition.

Et bien entendu, moins de risques de blessures !

DES ENCADRANTS FORMES ET COMPÉTENTS :

Les encadrants sont bénévoles. Ceci signifie qu’ils n’en obtiennent aucune rémunération.

Mais le principal c’est qu’ils interviennent pour communiquer aux autres une passion qui les anime depuis plusieurs années.

En effet, les entraînements sont assurés par des hauts gradés de l’Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel dont le Soké (Maître fondateur) est Maître Jacques Jean Quero.

Ainsi, Maître Louis Pascual (Okuden-Shian) est assisté de Madame Bousquet Joselyne (Renshi certifiée) et de Monsieur Gayraud Grégory (Renshi sélectionné), tous deux ceintures violettes de l’AEJT.

Tout le monde peut pratiquer ! : L'ambition est de permettre une pratique tout au long de la vie. En effet, de la petite enfance, à l’âge adulte, pour les deux sexes et jusqu'à un age avancé, le programme est assez complet et varié !

Du débutant aux différents titres de ceintures supérieures, un pratiquant trouvera le programme qui lui convient.

Le programme comprend : une acquisition des principes de l’art martial (Bushido principe de vie..), de la self-défense, du combat au sol, des katas et des modes d’entraînement.

Tout cela est adapté pour les Femmes et Hommes de différents âges, de la petite enfance jusqu’au seniors.

L’aspect traditionnel passe par : la prise de conscience du Ki, qui est l’énergie interne de l’individu. Pour cela des exercices de relaxations, de respirations, de prise de conscience du mouvement sont nécessaires et intégrées à la méthode.

vendredi 29 octobre 2021

Remise du brevet d'okuden Shian par Mâitre Jacques Jean Quero


 Les cours supérieurs qui s'adressent aux Shians admis à y participer, ont lieu dans le dojo du Soké Fondateur de la méthode Wa jutsu Maître Jacques Jean Quero.

Ces cours suspendus depuis plus d'un an à cause de la pandémie, ont pu reprendre ce mois d'octobre 2021.

Toutes les mesures sanitaires ayant été respectées, le Soké a exprimé sa joie de pouvoir de nouveau revoir les Shians.

A cette occasion, il a pu enfin remettre à Louis Pascual le diplôme de Maître (Okuden Shian).

En effet, même si Louis Pascual avait été nommé en pleine période de confinement, la cérémonie officielle n'avait pu avoir lieu.

Il faut savoir, que Maitre Jacques Jean Quero souhaite remettre en main propre les brevets aux Shians, préférant maintenir l'aspect traditionnel, à une expédition par voie postale.

Ce jours là donc, 6 nouveaux Shians furent nommés.


jeudi 2 septembre 2021

Boules dites : de santé Qi Gong !

 

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 Les boules chinoises thérapeutiques, appelées aussi balles d'harmonie, boules de santé (Bao-Ding), ou boules Qi-gong, sont apparues en Chine sous la dynastie des Song du Nord (960-1127). Les boules de santé Baoding étaient alors pleines et utilisées dans les arts martiaux. Pendant la Dynastie Ming (1368-1644), les boules thérapeutiques Qi Gong devinrent musicales, c'est à dire creuses, avec en leur centre un élément en fer, et sonnant de manière grave pour l'une et aiguë pour l'autre, suivant ainsi les principes du Yin et du Yang et devant symboliser le rugissement du dragon et le chant du phénix. Les boules Qi Gong furent dès ce moment utilisées pour préserver la santé, selon la théorie de la médecine traditionnelle chinoise des jingluo. Tout comme l'acupuncture, l'acupression est basé sur la théorie des méridiens, jingluo en chinois, et de manière générale les jingluos sont les lignes de communication à travers lesquelles circule l'énergie vitale ( le Qi ), il y a en fait les méridiens les jing, qui sont les lignes principales, et les ramifications, les luo. Ainsi en prenant les deux boules de santé QiGong, dans un seule main, et en les faisant tourner l'une autour de l'autre (si possible dans les deux sens) dans chaque main et ce avec le moins de bruit possible, vous stimulerez les différents points d'acupuncture présent dans la main. Si les boules de santé Qi Gong sont utilisées régulièrement (5 à 10 minutes par jour), elles activent la circulation de l'énergie vitale (Qi) et du sang. Au fil du temps vous pourrez même tenter de faire tourner trois ou quatre boules de santé (Qi Gong) comme cela se pratique en Chine. Vous pouvez aussi utiliser les boules Qi Gong, dans le cadre de la réflexothérapie plantaire, en les faisant simplement rouler sous les pieds pour en masser les points d'acupuncture. Pour entretenir vos boules en métal Qi-Gong, il est conseillé de les conserver dans un endroit propre et à l'abri de l'humidité, en les remettant dans leur coffret par exemple, ainsi que de les essuyer avec un chiffon doux après usage.

samedi 5 juin 2021

Reprise progressive des cours.

 

 

 

 Depuis le 9 Juin 2021 les cours enfants ont enfin repris en salle. C'est un grand soulagement pour les enfants et un bonheur pour les encadrants.

Bien sur un protocole Covid reste appliqué.

Les adultes quant à eux, ont reprennent en plein air. 

Cette pandémie, signant une crise sociale et humaine profonde, nous aura appris une chose :

Rien ne remplacera les contacts humains, les pratiques vécues et "senties". Et surtout pas internet et les réseaux sociaux.

Un point très positif, c'est le fait que notre club n'a pas perdu d'adhérents.

Nous pouvons donc commencer l'année sportive 2021-2022 avec une base solide.