dimanche 17 juin 2018

初心 Shoshin, l'esprit du débutant

Par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu
Les arts martiaux japonais sont intimement liés au Bouddhisme, au Shintoïsme, et dans une moindre mesure au Taoïsme et au Confucianisme. Un des concepts hérités du Bouddhisme est celui de shoshin, l'esprit du débutant.
Shoshin consiste à avoir l'attitude et l'état d'esprit de quelqu'un qui s'engage dans une pratique pour la première fois. Une attitude faite d'enthousiasme, de modestie, d'humilité et d'absence de préconceptions.

Shoshin est très souvent illustré par une histoire de sagesse mettant aux prises un maître de zen et un étudiant. Il en existe plusieurs versions mais l'essence est celle-ci:
Un célèbre maître de zen reçoit un jour la visite d'un homme qui déclare vouloir étudier avec lui. Le maître l'invite à boire le thé pendant que le visiteur lui expose son passé, lui décrit son cheminement spirituel, ses découvertes, ses réflexions et nomme les maîtres qu'il a côtoyés.
Le maître écoute patiemment et recommence à lui verser du thé dans sa tasse déjà pleine. Celle-ci se remplit à ras bord et finit par déborder, le thé coulant tout autour. L'élève s'écrit alors "Que faites-vous?! Ma tasse est déjà pleine!".
Et le maître lui répond "Comment voulez-vous qu'un enseignement pénètre votre esprit alors qu'il est déjà plein comme cette tasse?"

Un débutant arrive souvent avec des préconceptions liées à ce qu'on lui a raconté, ce qu'il a pu lire ou voir sur la voie dans laquelle il s'engage. A une époque où nous croulons sous les informations superficielles il aura des attentes et une vision de ce qu'il va étudier et de la façon dont se déroulera son apprentissage. La situation sera d'ailleurs exacerbée s'il possède une précédente expérience martiale, ou pire encore un vécu dans la même discipline.
Mais généralement un débutant se rend rapidement compte de l'écart qui sépare ce qu'il croyait deviner et ce qu'il découvre. Face à la réalité il décidera alors si il désire s'engager plus avant ou chercher un autre chemin.

Pour un ancien retrouver le shoshin est extrêmement difficile mais encore plus indispensable à sa progression. Les années passant on se familiarise naturellement avec la discipline que l'on étudie. L'environnement du dojo, les techniques, les rituels de la pratique tels que les saluts deviennent une habitude. Et de l'habitude naissent des automatismes. Des automatismes qui nous permettent de pratiquer avec plus d'aisance et de facilité.
Mais c'est aussi là que la progression cesse souvent brutalement. Et l'on met parfois des mois, des années à s'en rendre compte. Certains se complaisant à ce stade n'en prendront parfois même jamais conscience. Il y en a parmi les anciens que l'on retrouve dans tout dojo. Habiles et impressionnants au premier abord, ils sont souvent des modèles auxquels on s'identifie. Mais les suivre peut-être dangereux car ils sont bloqués à une étape et que leur compréhension reste limitée. L'ancien qui se remet en question et cherche est un meilleur modèle, même s'il peut être moins flamboyant au premier abord…

L'aisance amène généralement l'orgueil. Et l'habitude nous amène en permanence à lier ce que l'on voit à ce que l'on connaît déjà. C'est la raison pour laquelle les élèves d'un maître sont souvent incapables de le suivre dans son évolution. Bloqués à une étape de sa pratique qu'ils maîtrisent ils ne saisissent pas les changements, le regardant aujourd'hui mais voyant ce qu'il faisait hier… Certains ne dépasseront jamais le stade de pratique qu'ils ont maîtrisé et continueront indéfiniment à peaufiner des techniques dans un travail intermédiaire sans passer à l'étape suivante.

Beaucoup ont ralenti ou cessé leur pratique durant les vacances estivales. De retour au dojo le premier réflexe est généralement d'essayer de retrouver ses marques, ses sensations. Je crois au contraire que c'est l'occasion de rechercher en soi le shoshin, l'esprit du débutant.
Il est difficile de se mettre en danger et l'homme cherche toujours la facilité et le confort. Imaginez que vous voyez pour la première fois le professeur ou l'expert qui est devant vous. Retrouvez l'attention que vous aviez lorsque vous avez commencé à pratiquer. Chassez toute pensée qui vous dira au premier geste que vous reconnaîtrez qu'il s'agit de telle ou telle technique. Luttez contre la croyance que vous savez faire. Oubliez ce que vous savez ou croyez savoir, et commencez cette nouvelle saison avec un esprit neuf et ouvert.

En luttant contre notre orgueil et nos préconceptions au dojo, nous pouvons développer une attitude positive qui nous aidera dans chaque domaine de notre vie. C'est ainsi qu'un travail concret sur la technique amènera des changements dans notre cœur et notre esprit. Le shoshin développe un esprit vierge de préjugés et une attention aiguisée qui nous permettent de voir les leçons qui s'offrent à nous à chaque instant…

Maître J.J. Quero Remet à Louis Pascual le certificat de renshi sélectionné
Saison sportive 2017-2018 : Un bilan très positif !

Dans la méthode Wa-Jutsu, le titre remis au pratiquant, est une distinction de l'Académie Europpéènne de JUJITSU TRADITIONNEL qui garantie la valeur morale, technique et pratique de celui-ci.
Cela ne saurait représenter une équivalence avec la valeur d'un grade ou "Dan" délivré par une fédération.
Cela n'en  minore pas moins  pas la qualité de l'élève.
L'évolution technique, morale et pratique doit pouvoir rejaillir, "ruisseler", dans le club, sur les autres élèves, faisant ainsi monter en qualité l'enseignement dispensé.
En effet, il est difficilement concevable, qu'un pratiquant qui évolue, ne puisse pas faire profiter d'autres de son expérience, de son vécut technique mais aussi mental.
Les arts martiaux traditionnels doivent être vécus comme un art de vivre, qui se partage pour le bénéfice du plus grand nombre.
C'est ce qui "anime" l'engagement des encadrants et hauts gradés du Jujutsu Club d'Aucamville.
C'est donc, au fil du temps, patiemment, que les encadrants de ce club, se forment continuellement afin de transmettre aux pratiquants un enseignement de qualité.
A partir, de 2018, les clubs de la méthode Wa-jutsu seront encadrés uniquement par des hauts gradés de l'AEJT. Le but est de dispenser un enseignement de haute qualité.
Ainsi, pour l'année 2018, l'encadrement du JJCAucamville, voit de nouvelles nominations.
En premier lieu : Mélanie Pascual native d'Aucamville se voit décerner le titre de Chuden de l'AEJT.
Son compagnon Grégory Gayraud se voit lui aussi décerner le titre de Chuden.
Joselyne Bousquet quant à elle, devient Renshi de l'AEJT.
Et enfin, Louis Pascual encadrant principal du club deveint ceinture violette  de l'AEJT, titre qui lui a été décerné par décision de Maître Jacques Jean Quero Soké fondateur de la méthode WA-Jutsu.
Le groupe midi-pyrénées autour de Maître Denis Quero



Renshi désigne un élève avancé dans le système des grades japonais dans les arts martiaux.



dimanche 27 août 2017




La Méthode "Wa-Jutsu" créée par maître Jacques jean Quero le 25 décembre 1982 est basée sur ses études effectuées dans les Écoles Traditionnelles Japonaises de Ju-Jutsu, d'Aiki-Jutsu ainsi que sur quelques spécialités armées appartenant au "Shin-Budo" (ensemble des arts martiaux Japonais pratiqués en tant que Voies éthiques - chemins de perfectionnement de l'homme en quête de lui-même).

Toutes ces techniques choisies, classées, assemblées et jointes à un idéal devinrent celles de la Méthode "Wa-Jutsu".

En choisissant le terme "Wa-Jutsu" pour dénommer sa méthode, il a voulu élever "Jutsu" sa progression technique, la pratique, avec l'idéogramme "Wa" qui le gouverne totalement et qui signifie accord, harmonie, paix.

NOS OBJECTIFS SONT TRES PRECIS :

Pour les enfants (A partir de 5 ans ) : C'est un entraînement physique où les exercices et les techniques sont sélectionnés pour développer les capacités physiologiques (cœur, poumons, muscles, souplesse articulaire…) et les capacités psychomotrices (maintient vertébral, coordination, équilibre, latéralité, organisation spatio-temporelle…). La recherche de l'efficacité est secondaire, la maîtrise du geste et de l'expression corporelle reste l'objectif principal.
L'enfant réalisera ses exercices dans une atmosphère respectueuse mais détendue et ne sera jamais confronté à un adversaire. Le partenariat est de rigueur et développera chez lui un mental positif, équilibré, capable de s'adapter et de maîtriser le stress.

Pour les adolescents : Nos objectifs sont de leur fournir les moyens d'une pratique TRADITIONNELLE de qualité issue des programmes des Écoles Japonaises d'Aiki-Jutsu, de Ju-Jutsu… Les adolescents peuvent se défouler dans une pratique intensive mais où le style et le respect du partenaire restent de rigueur !
Pour les adultes et les vétérans : Ils y trouveront un moyen d'exercer et d'entretenir d'une manière bienfaisante le corps et l'esprit dans la science de la défense et la contre-attaque et aussi, grâce à la pratique des "Katas" traditionnels, se passionner dans la recherche de l'harmonie de l'esprit du souffle et du corps.

La Méthode "Wa-Jutsu" est à but non compétitif, son aspect Self-défense reste secondaire et la principale différence avec les divers "Sports de Combat" pratiqué actuellement en Occident peut être résumée par l'élévation d'une simple technique à un "Principe de Vie".

La méthode Wa-Jutsu, vue sous cet angle, représente une voie éducative de la non-violence, de l'accord, de l'harmonie et de la paix.



mardi 10 janvier 2017

BONNE ANNEE 2017 !





La paix autour de vous !

L'amour dans votre coeur !

La lumière dans votre esprit !

Le Jujutsu méthode WA-Jutsu, les pratiquants, les encadrants bénévoles, le bureau vous souhaite à vous, à vos familles, une excellente année 2017 !

jeudi 22 décembre 2016















Chaque année, le 25 décembre, les chrétiens ont coutume de fêter la naissance de Jésus. Une fête de la nativité, du latin natalis, devenu nael en vieux-francique et, plus tard, « Noël » en français. Mais ni le jour ni même l'année exacte de la venue du Christ au monde ne sont connus. Pour certains, qui s'appuient sur les rares indices laissés dans la Bible, cela se situerait plutôt au printemps.
Les premiers chrétiens, qui s'intéressaient vraisemblablement moins à la naissance du messie qu'à sa mort et sa résurrection, ne s'en sont pas préoccupés dans un premier temps. En réalité, la fête de la Nativité ne fut instituée le 25 décembre qu'en l'an 354 de notre ère par le pape Liberius. Mais pourquoi ce dernier choisit-il cette date-là, au tout début de l'hiver ?

Les Saturnales, une fête en l'honneur du Soleil

Pour reprendre l'expression de l'historien John Steele Gordon, qui s'est intéressé à cette question, ce choix aurait été surtout un « coup marketing » de Liberius. Pourquoi ? Parce qu'après la mort de Constantin, premier empereur converti de l'Empire romain, la religion chrétienne, alors en pleine expansion, cherche à s'enraciner profondément. Pour cela, mieux vaut se fondre dans des traits culturels très populaires comme, au IVe siècle, les Saturnales (Saturnalia).
Cette grande fête d'origine agricole était en l'honneur de Sol Invictus (en français, « le Soleil invaincu »). Elle durait sept jours entiers, du 17 au 24 décembre, c'est-à-dire autour du solstice d'hiver. Sept jours d'ivresse, de festins, où tout le monde s'offrait des cadeaux, sans distinctions sociales, et décorait sa maison avec des végétaux qui restent verts toute l'année tels le pin, le chêne vert, etc.


Le solstice d'hiver et le retour de la lumière

Dans l'hémisphère nord, les jours ne cessent de se réduire jusqu'au 21 décembre et la lumière décline. L'astre solaire (sol) est blafard et ne chauffe plus beaucoup, il se lève de plus en plus vers le sud-est (pour se coucher quelques heures plus tard au sud-ouest). À midi, il est (désespérément) bas sur l'horizon... Les Romains, mais aussi d'autres cultures, craignaient à cette période sombre de l'année que le Soleil se meure, disparaisse et ne revienne jamais, laissant derrière lui ténèbres et désolation. C'est pourquoi le solstice de décembre, du latin solsticium qui veut dire littéralement « arrêt du Soleil » (statum, immobile), est un évènement majeur du calendrier.
Le choix du 25 décembre marque -- notamment pour les cultures celtes, germaniques, romaines -- le renouveau, la renaissance, le retour de la lumière. En effet, après quelques jours d'immobilité, le point de lever et de coucher du Soleil au-dessus de l'horizon se décale de nouveau vers le nord. Les jours grandissent et la lumière revient. Pour les Celtes, comme cela symbolisait la renaissance, des tombeaux de souverains, comme à Newgrange (vers 3.200 avant J.-C.), en Irlande, étaient construits de telle manière que l'entrée et la chambre funéraire au cœur de l'édifice étaient illuminées uniquement ces jours-ci, au lever du Soleil...

Pourquoi décore-t-on un sapin à Noël ?

Le sapin de Noël est une tradition qui puise ses racines dans l'Antiquité. Comme on l'a évoqué plus haut, les Romains décoraient l'intérieur de leurs maisons avec des branchages qui restent verts même en hiver car ils symbolisent la vie.
Le sapin comme nous le connaissons aujourd'hui fut introduit beaucoup plus tard. La plus ancienne trace écrite de vente de cet arbre à Noël a été retrouvée à Salestat, en Alsace, et date de 1521. Il semblerait que la coutume se soit répandue en particulier chez les protestants, sans doute pour se distinguer des crèches installées par les catholiques.
En France, le premier sapin de Noël décoré fut celui de Versailles, en 1738, voulu par l'épouse de Louis XV, Marie Leszczynska. À Paris, le premier érigé sera en 1837. Ce n'est qu'à partir des années 1960 que le phénomène prendra de l'ampleur, s'installant dans presque toutes les maisons d'Occident. Le plus souvent, ce rôle revient au sapin de Nordmann (plus de 6 millions de pieds vendus) qui, depuis plusieurs années, supplante l'épicéa qui perd ses aiguilles.
Le sapin de Noël symbolise traditionnellement l'arbre de la vie, l'arbre du Paradis. Les chrétiens ont donc pris soin d'accrocher aux branches... des pommes, qui deviendront plus tard les très décoratives boules de Noël.

(Sources : Futura science)