mercredi 12 janvier 2022
mardi 28 décembre 2021
petit article de David Servan-Shreiber
Le visage de Patricia s’éclaire d’un grand sourire : elle vient de
sentir une résistance – comme des aimants qui se repoussent – entre ses
mains distantes d’une dizaine de centimètres. « C’est le chi. Une fois
que vous le sentez, c’est tout à fait évident ! » lance notre
instructeur de tai-chi. Je les regarde, à la fois fasciné et un peu déçu
de ne rien sentir, moi, comme si j’étais exclu de leur jeu. Andrée
aussi est une adepte du tai-chi, depuis vingt-cinq ans. « J’ai débuté
très tard, à 50 ans. J’étais chimiste, et tout ça me paraissait un peu
trop irrationnel », explique-t-elle comme pour s’excuser.
J’observe
avec admiration sa démarche légère, sa force posée et la souplesse de
ses mouvements. Quelque chose de simple et de rayonnant émane d’elle,
une beauté qui a traversé ses 75 années. Elle tourne le haut de son
corps de droite à gauche, ses mains placées à l’horizontale se déplacent
lentement devant elle à la hauteur des hanches, comme si elles
flottaient à la surface de l’eau. « Laissez-les glisser sur la ceinture
de chi qui vous entoure. Ne faites aucun effort », encourage le maître.
Je l’imite comme je peux : mes gestes sont hésitants et gauches.
Peut-être simplement parce que je ne la sens pas, moi, cette ceinture de
chi ?
Sylvain, 45 ans, dirige une société de communication. Il pratique le tai-chi depuis plusieurs années. « J’en tire une paix incroyable, me dit-il. Lorsque je prends conscience de cette énergie en moi, tangible, présente – énergie que chacun possède en lui –, je me sens littéralement connecté avec le reste du monde. » En observant Patricia, Andrée, Sylvain, je m’interroge sur le sens à donner à ces expériences étrangères à notre mode de pensée… Si cette extraordinaire énergie existe, pourquoi tant d’individus passent-ils à côté sans jamais l’avoir même expérimentée ? En Asie, l’idée de chi fait partie de la vie quotidienne. Au Japon, on ne dit pas : « Faites attention », mais : « Dirigez votre chi vers l’extérieur ». En Chine, à Taïwan, à Hongkong, chaque matin, les parcs publics s’animent de ces mouvements lents et majestueux, effectués par quelques millions d’êtres humains connectés à leur chi. Illusion de masse ? Hystérie collective (et millénaire) qui toucherait maintenant certains esprits occidentaux ?
La force de l’esprit
Aux Etats-Unis et en Australie, des études ont confirmé les bienfaits du
tai-chi sur la santé. Une heure de pratique aurait un effet comparable à
une heure de marche soutenue dans la campagne. Deux séances par semaine
pendant plusieurs mois contribueraient à faire durer cet effet entre
les séances. Les participants aux programmes – pour beaucoup sédentaires
et en manque d’exercice – ont noté une amélioration de très nette de
leur bien-être physique. Et moins ils faisaient d’exercice avant de
commencer, plus les effets du programme ont été importants ! (1)
Pratiqué
au ralenti et en extérieur, un art martial peut mettre en forme, certes
; rendre de bonne humeur, pourquoi pas. Mais que penser de ce chi, de
cette « force » évoquant La Guerre des étoiles ? De cette énergie
scientifiquement indétectable, que notre cerveau et nos mains peuvent
pourtant apprendre à ressentir ? Une expérience étonnante a été réalisée
aux Etats-Unis dans le laboratoire du docteur Yue, à la Cleveland
Clinic : trois mois durant, les participants ont été entraînés à
développer dans leur imagination, quinze minutes par jour, la force de
l’un de leurs petits doigts, sans aucune contraction musculaire, juste
avec la force de la pensée : ils imaginaient que leur auriculaire
poussait latéralement un objet lourd. A la fin de l’expérience, la force
objective de leur doigt avait augmenté de 35 % ! Un effet tout à fait
physique… obtenu par pure concentration mentale (2).
Cet exercice ressemble exactement aux instructions que recevaient
Patricia de son maître de tai-chi pour apprendre à canaliser son
énergie. Les Japonais n’entendent pas la différence entre un "l" et un
"r" prononcés dans une langue occidentale. Pourtant, s’ils exercent leur
écoute à partir de mots répétés un certain nombre de fois avec une
articulation très claire, ils peuvent apprendre en quelques semaines à
distinguer ces deux lettres aussi facilement que nous (3) Lorsque l’on
sait cela, pourquoi ne pourrions-nous pas, nous, apprendre à saisir le
chi ?…
1- F. Li et al., “Tai Chi as a means to enhance self-esteem: A
randomized controlled trial”, in Journal of Applied Gerontology, 2002,
vol. 21 (1), p. 70-89. P. Jin, “Efficacy of Tai Chi, brisk walking,
meditation, and reading in reducing mental and emotional stress”, in
Journal of Psychosomatic Research, 1992, vol. 36 (4), p. 361-370.
2- V.K. Ranganathan et al., “From mental power to muscle
power-gaining strength by using the mind”, in Neuropsychologia, 2004,
vol. 944, p. 944-956.
3- J.L. McClelland, J.A. Fiez et B.D.
McCandliss, “Teaching the /r/-/l/ discrimination to Japanese adults:
Behavioral and neural aspects”, in Physiology & Behavior, 2002, vol.
77 (4-5), p. 657-662.
David Servan-Schreiber
Professeur de psychiatrie clinique,
David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine
complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Il est
l’auteur de Guérir (Pocket 2005) et Anticancer (Robert Laffont (2007)
mardi 7 décembre 2021
Le Kagami-Biraki des clubs de Mas Grenier et d'Aucamville aura lieu le 14 Décembre 2021.
Attention : En raison des contraintes sanitaires, cette cérémonie se déroulera en présence uniquement des pratiquants et de leurs famille proche. Les règles sanitaires ont été diffusées aux adhérents.
Le passe sanitaire sera demandé !
"Kagami-Biraki" : littéralement,
briser le miroir. Il s'agit de la fête annuelle du Dojo,
généralement avec l'arrivée de la nouvelle année. C'est en
quelque sorte "faire le point" sur l'année écoulée et
inaugurer celle qui vient. Historiquement, c'est à partir du 13
décembre qu'on se prépare pour le nouvel an. Cela consiste à
nettoyer le Dojo, à effectuer quelques réparations, à ouvrir les
fenêtres pour aérer le lieu.
Le "Kagami-Biraki" ou "Kagami-Biraki-Shiki"
était l'une des principales cérémonies durant les fêtes du nouvel
an du Japon ancien. Dans les temps féodaux, chaque famille de
samouraï offrait le "Kagami-Mochi" (gâteau de riz en
forme de miroir rond) à chaque armure appartenant au chef de famille
ou à ses fils, et priait pour leur succès dans les combats.
Quelques jours après, ils coupaient ces gâteaux en morceaux et les
préparaient pour le "Shiruko" (soupe de haricots rouges),
le "Zôni" (soupe bouillie avec des légumes)... puis la
famille et les invités les mangeaient ensemble.
Après le déclin de la classe militaire, cette coutume est tombée
en désuétute, mais dans quelques "ryu" (écoles), elle
est encore pratiquée. Certaines modifications ont été apportées
pour s'adapter aux temps présents. Jigoro Kano, fondateur du Judo,
avait repris cette tradition dès 1884 dans son Kodokan ("Etude
pour l'étude de la voie" ou "Institut du grand principe"),
première école de Judo créée en 1882.
En JuJitsu Traditionnel, on peut inviter amis, familles, ou
pratiquants d'autres Dojo. Traditionnellement, la cérémonie des
voeux commence par le discours d'ouverture du président de
cérémonie. Puis vient la démonstration du 1er Kata. Le
"Kagami-Biraki" se poursuit ensuite par le dernier mode
d'entraînement de l'année. Il marque la fin de l'année écoulée
où chacun a tiré profit du travail effectué, et assure ainsi sur
des bases solides, la liaison avec la nouvelle année. Le
"Kagami-Biraki" s'accompagne également très souvent d'une
cérémonie de promotion pour les enfants et les adultes. Les
échanges de voeux entre les membres représentatifs, les familles
des pratiquants et les pratiquants eux mêmes sont généralement
suivis d'une remise de présents des élèves à leurs
professeurs.
Après le discours de clôture, toutes les personnes
présentes se retrouvent pour partager le verre de l'amitié.
vendredi 12 novembre 2021
Des multiples raisons de venir pratiquer WAJUTSU !
Le club de WAJUTSU d'AUCAMVILLE 82, accueille les pratiquants deux fois par semaine.
Revenons sur ce que propose ce club présent dans le village depuis bientôt 20 ans offre.
Des TARIFS AVANTAGEUX : Nos tarifs d'inscription et de cotisation annuelle sont incomparables.
Possibilité d'effectuer COURS D'ESSAIS : Ce qui permet de voir si la discipline convient et pour l'encadrant de prendre contact.
Pas de COMPÉTITIONS : WAJUTSU est un ART MARTIAL et non un SPORT DE COMBAT. Aussi, toute compétition est bannie. nous priorisons une conception éducative basée sur la non-violence, la coopération.
Ici : « un seul adversaire à vaincre est soi même » selon la philosophie des grands fondateurs comme JIGORO KANO, UESHIBA, FUNAKOSHI ou OKUYAMA, respectivement initiateurs du JUDO, de l'AÏKIDO, du KARATE ou de l'HAKKO RYU JUJUTSU.
Aucune obligation non plus pour les familles de se mobiliser, ou de bloquer un week end pour la compétition.
Et bien entendu, moins de risques de blessures !
DES ENCADRANTS FORMES ET COMPÉTENTS :
Les encadrants sont bénévoles. Ceci signifie qu’ils n’en obtiennent aucune rémunération.
Mais le principal c’est qu’ils interviennent pour communiquer aux autres une passion qui les anime depuis plusieurs années.
En effet, les entraînements sont assurés par des hauts gradés de l’Académie Européenne de Ju-Jutsu Traditionnel dont le Soké (Maître fondateur) est Maître Jacques Jean Quero.
Ainsi, Maître Louis Pascual (Okuden-Shian) est assisté de Madame Bousquet Joselyne (Renshi certifiée) et de Monsieur Gayraud Grégory (Renshi sélectionné), tous deux ceintures violettes de l’AEJT.
Tout le monde peut pratiquer ! : L'ambition est de permettre une pratique tout au long de la vie. En effet, de la petite enfance, à l’âge adulte, pour les deux sexes et jusqu'à un age avancé, le programme est assez complet et varié !
Du débutant aux différents titres de ceintures supérieures, un pratiquant trouvera le programme qui lui convient.
Le programme comprend : une acquisition des principes de l’art martial (Bushido principe de vie..), de la self-défense, du combat au sol, des katas et des modes d’entraînement.
Tout cela est adapté pour les Femmes et Hommes de différents âges, de la petite enfance jusqu’au seniors.
L’aspect traditionnel passe par : la prise de conscience du Ki, qui est l’énergie interne de l’individu. Pour cela des exercices de relaxations, de respirations, de prise de conscience du mouvement sont nécessaires et intégrées à la méthode.
vendredi 29 octobre 2021
Remise du brevet d'okuden Shian par Mâitre Jacques Jean Quero
Les cours supérieurs qui s'adressent aux Shians admis à y participer, ont lieu dans le dojo du Soké Fondateur de la méthode Wa jutsu Maître Jacques Jean Quero.
Ces cours suspendus depuis plus d'un an à cause de la pandémie, ont pu reprendre ce mois d'octobre 2021.
Toutes les mesures sanitaires ayant été respectées, le Soké a exprimé sa joie de pouvoir de nouveau revoir les Shians.
A cette occasion, il a pu enfin remettre à Louis Pascual le diplôme de Maître (Okuden Shian).
En effet, même si Louis Pascual avait été nommé en pleine période de confinement, la cérémonie officielle n'avait pu avoir lieu.
Il faut savoir, que Maitre Jacques Jean Quero souhaite remettre en main propre les brevets aux Shians, préférant maintenir l'aspect traditionnel, à une expédition par voie postale.
Ce jours là donc, 6 nouveaux Shians furent nommés.


