samedi 16 juillet 2022

WAJUTSU une tradition vivante 2/7

 

 


 Avant de détailler les différentes parties qui sont proposées à l’étudiant en WAJUTSU, il convient d’en définir l’esprit.

Tout d’abord il faut faire la distinction entre ce que sont les SPORTS MARTIAUX et les ARTS MARTIAUX.

WAJUTSU signifie : ART de L’ACCORD et de LA PAIX.

Cette recherche fait que l’on va pratiquer selon des principes des BUDOS Japonais ou voie du guerrier qui furent établis au JAPON, prenant le relais historique des BUJUTSU ou techniques de guerre .

La technique martiale devient alors une technique qui va permettre de transformer «  le guerrier (ou la guerrière ) en Homme (ou Femme ) sage « 

La voie vers la sagesse est donc un cheminement.

Aller vers la sagesse c’est aussi prendre de la distance avec des idées illusoires.

L’illusion que la compétition, la rivalité seraient des valeurs constructives.

L’illusion que la force est une solution pour résoudre les problèmes humains et que le reste n’est que faiblesse.

Prendre conscience que l’exacerbation de l’affrontement, le culte du corps est une impasse.

Les BUDOs sont une véritable culture, un art de vivre, un moyen d’évolution humaine individuelle et collective.

WAJUTSU en fait partie !

« Lorsqu'une école cherche avant tout à se garantir une clientèle en affichant les trophées gagnés en tournois, elle trompe l'élève quant à la réalité de la Voie du Guerrier ».

Miyamoto Musashi (1584-1645) dans « Traité des Cinq Roues, Livre du Vent »


vendredi 8 juillet 2022

Wajutsu ! Une tradition vivante ! 1/7

 


 

Tout au long de l'été, alors que toutes et tous tentent de profiter de repos bien mérité, nous allons essayer de vous donner quelques points sur la pratique de Wajutsu dans notre village.

L'enseignement de WAJUTSU est aujourd'hui dispensé par des hauts gradés de l'académie européenne de jujutsu traditionnel dont le Soké (Maître fondateur) est Jaques Jean Quero.

Cette école privée d'arts martiaux ne délivre pas de grades ou Dan comme dans les fédérations sportives officielles.

Il faut au minimum avoir été sur décision du Soké posséder le titre de Renshi ou ceinture violette pour pouvoir être autoriser à dispenser l'enseignement traditionnel de WAJUTSU.

Petit à petit, les Renshis, à force de travail, de fidélité à l'école sont nommés Maîtres ou Okuden Shi an.

Jusqu'au titre de RENSHI (ceinture violette ), l'élève a acquis l'ensemble des techniques ou WASA de l'école pendant un minimum de 18 années de pratique, qu'il est capable de réaliser de façon certes efficace, mais toujours selon le principe OMOTE, c'est à dire par imitation à son Maître.

Lorsqu'il devient OKUDEN-SHI AN, le nouveau Maître est en capacité de bénéficier des techniques secrètes de l'école, en relation directe cette fois avec son Maître.

Le canton de Verdun-Grisolles- Aucamville à la chance de compter sur l'enseignement de Maître Louis Pascual pour le club d'Aucamville et de Maître Nicolas Gouze pour le club de Mas Grenier, ainsi que de trois ceintures violettes (Renshi) Grégory Gayraud et Joselyne Bousquet pour Aucamville et Mélanie Pascual pour Mas Grenier.

Ceci pour définir déjà que WAJUTSU est un ART MARTIAL de défense qui se veut perpétuer la tradition des BUDOS Japonais.

Prochainement nous aborderons avec vous le CONTENU.

En attendant a toutes et à tous je citerais la maxime de Maître Jigoro Kano :

JITA KYOHEI ; Entraide et prospérité mutuelle




mardi 28 décembre 2021

petit article de David Servan-Shreiber

 


 

 

Le visage de Patricia s’éclaire d’un grand sourire : elle vient de sentir une résistance – comme des aimants qui se repoussent – entre ses mains distantes d’une dizaine de centimètres. « C’est le chi. Une fois que vous le sentez, c’est tout à fait évident ! » lance notre instructeur de tai-chi. Je les regarde, à la fois fasciné et un peu déçu de ne rien sentir, moi, comme si j’étais exclu de leur jeu. Andrée aussi est une adepte du tai-chi, depuis vingt-cinq ans. « J’ai débuté très tard, à 50 ans. J’étais chimiste, et tout ça me paraissait un peu trop irrationnel », explique-t-elle comme pour s’excuser.
J’observe avec admiration sa démarche légère, sa force posée et la souplesse de ses mouvements. Quelque chose de simple et de rayonnant émane d’elle, une beauté qui a traversé ses 75 années. Elle tourne le haut de son corps de droite à gauche, ses mains placées à l’horizontale se déplacent lentement devant elle à la hauteur des hanches, comme si elles flottaient à la surface de l’eau. « Laissez-les glisser sur la ceinture de chi qui vous entoure. Ne faites aucun effort », encourage le maître. Je l’imite comme je peux : mes gestes sont hésitants et gauches. Peut-être simplement parce que je ne la sens pas, moi, cette ceinture de chi ?

Sylvain, 45 ans, dirige une société de communication. Il pratique le tai-chi depuis plusieurs années. « J’en tire une paix incroyable, me dit-il. Lorsque je prends conscience de cette énergie en moi, tangible, présente – énergie que chacun possède en lui –, je me sens littéralement connecté avec le reste du monde. » En observant Patricia, Andrée, Sylvain, je m’interroge sur le sens à donner à ces expériences étrangères à notre mode de pensée… Si cette extraordinaire énergie existe, pourquoi tant d’individus passent-ils à côté sans jamais l’avoir même expérimentée ? En Asie, l’idée de chi fait partie de la vie quotidienne. Au Japon, on ne dit pas : « Faites attention », mais : « Dirigez votre chi vers l’extérieur ». En Chine, à Taïwan, à Hongkong, chaque matin, les parcs publics s’animent de ces mouvements lents et majestueux, effectués par quelques millions d’êtres humains connectés à leur chi. Illusion de masse ? Hystérie collective (et millénaire) qui toucherait maintenant certains esprits occidentaux ?

La force de l’esprit

Aux Etats-Unis et en Australie, des études ont confirmé les bienfaits du tai-chi sur la santé. Une heure de pratique aurait un effet comparable à une heure de marche soutenue dans la campagne. Deux séances par semaine pendant plusieurs mois contribueraient à faire durer cet effet entre les séances. Les participants aux programmes – pour beaucoup sédentaires et en manque d’exercice – ont noté une amélioration de très nette de leur bien-être physique. Et moins ils faisaient d’exercice avant de commencer, plus les effets du programme ont été importants ! (1)
Pratiqué au ralenti et en extérieur, un art martial peut mettre en forme, certes ; rendre de bonne humeur, pourquoi pas. Mais que penser de ce chi, de cette « force » évoquant La Guerre des étoiles ? De cette énergie scientifiquement indétectable, que notre cerveau et nos mains peuvent pourtant apprendre à ressentir ? Une expérience étonnante a été réalisée aux Etats-Unis dans le laboratoire du docteur Yue, à la Cleveland Clinic : trois mois durant, les participants ont été entraînés à développer dans leur imagination, quinze minutes par jour, la force de l’un de leurs petits doigts, sans aucune contraction musculaire, juste avec la force de la pensée : ils imaginaient que leur auriculaire poussait latéralement un objet lourd. A la fin de l’expérience, la force objective de leur doigt avait augmenté de 35 % ! Un effet tout à fait physique… obtenu par pure concentration mentale (2).

Cet exercice ressemble exactement aux instructions que recevaient Patricia de son maître de tai-chi pour apprendre à canaliser son énergie. Les Japonais n’entendent pas la différence entre un "l" et un "r" prononcés dans une langue occidentale. Pourtant, s’ils exercent leur écoute à partir de mots répétés un certain nombre de fois avec une articulation très claire, ils peuvent apprendre en quelques semaines à distinguer ces deux lettres aussi facilement que nous (3) Lorsque l’on sait cela, pourquoi ne pourrions-nous pas, nous, apprendre à saisir le chi ?…
1- F. Li et al., “Tai Chi as a means to enhance self-esteem: A randomized controlled trial”, in Journal of Applied Gerontology, 2002, vol. 21 (1), p. 70-89. P. Jin, “Efficacy of Tai Chi, brisk walking, meditation, and reading in reducing mental and emotional stress”, in Journal of Psychosomatic Research, 1992, vol. 36 (4), p. 361-370.
2- V.K. Ranganathan et al., “From mental power to muscle power-gaining strength by using the mind”, in Neuropsychologia, 2004, vol. 944, p. 944-956.
3- J.L. McClelland, J.A. Fiez et B.D. McCandliss, “Teaching the /r/-/l/ discrimination to Japanese adults: Behavioral and neural aspects”, in Physiology & Behavior, 2002, vol. 77 (4-5), p. 657-662.

David Servan-Schreiber
Professeur de psychiatrie clinique, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Il est l’auteur de Guérir (Pocket 2005) et Anticancer (Robert Laffont (2007)

 

mardi 7 décembre 2021

Le Kagami-Biraki des clubs de Mas Grenier et d'Aucamville aura lieu le 14 Décembre 2021.

Attention : En raison des contraintes sanitaires, cette cérémonie se déroulera en présence uniquement des pratiquants et de leurs famille proche. Les règles sanitaires ont été diffusées aux adhérents.

Le passe sanitaire sera demandé ! 

 

"Kagami-Biraki" : littéralement, briser le miroir. Il s'agit de la fête annuelle du Dojo, généralement avec l'arrivée de la nouvelle année. C'est en quelque sorte "faire le point" sur l'année écoulée et inaugurer celle qui vient. Historiquement, c'est à partir du 13 décembre qu'on se prépare pour le nouvel an. Cela consiste à nettoyer le Dojo, à effectuer quelques réparations, à ouvrir les fenêtres pour aérer le lieu.
Le "Kagami-Biraki" ou "Kagami-Biraki-Shiki" était l'une des principales cérémonies durant les fêtes du nouvel an du Japon ancien. Dans les temps féodaux, chaque famille de samouraï offrait le "Kagami-Mochi" (gâteau de riz en forme de miroir rond) à chaque armure appartenant au chef de famille ou à ses fils, et priait pour leur succès dans les combats. Quelques jours après, ils coupaient ces gâteaux en morceaux et les préparaient pour le "Shiruko" (soupe de haricots rouges), le "Zôni" (soupe bouillie avec des légumes)... puis la famille et les invités les mangeaient ensemble.
Après le déclin de la classe militaire, cette coutume est tombée en désuétute, mais dans quelques "ryu" (écoles), elle est encore pratiquée. Certaines modifications ont été apportées pour s'adapter aux temps présents. Jigoro Kano, fondateur du Judo, avait repris cette tradition dès 1884 dans son Kodokan ("Etude pour l'étude de la voie" ou "Institut du grand principe"), première école de Judo créée en 1882.
En JuJitsu Traditionnel, on peut inviter amis, familles, ou pratiquants d'autres Dojo. Traditionnellement, la cérémonie des voeux commence par le discours d'ouverture du président de cérémonie. Puis vient la démonstration du 1er Kata. Le "Kagami-Biraki" se poursuit ensuite par le dernier mode d'entraînement de l'année. Il marque la fin de l'année écoulée où chacun a tiré profit du travail effectué, et assure ainsi sur des bases solides, la liaison avec la nouvelle année. Le "Kagami-Biraki" s'accompagne également très souvent d'une cérémonie de promotion pour les enfants et les adultes. Les échanges de voeux entre les membres représentatifs, les familles des pratiquants et les pratiquants eux mêmes sont généralement suivis d'une remise de présents des élèves à leurs professeurs.
Après le discours de clôture, toutes les personnes présentes se retrouvent pour partager le verre de l'amitié.